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Lettre de l’Alliance des 6 et 7 juin 2020

Dimanche de la Sainte Trinité - Année A

 

Une simple prière en la fête de la Trinité

 

Esprit Saint,Trinit1

accorde-nous de contempler les merveilles de la création.

Jésus, parole du Père donne l’existence aux choses par ton souffle

à chaque instant, dans la rencontre entre le temps et l’infini.

Oui, l’univers nous dit quelque chose de la très Sainte Trinité.

Esprit d’amour,

donne-nous de nous émerveiller lorsque nous rencontrons les signes de ta tendresse.

L’amour du Père se dit par l’action du Christ à travers ton souffle, en transparence de l’amour des conjoints,

au lieu même de la vie de famille, dans le mystère de la naissance.

Oui, l’amour nous dit quelque chose de la très Sainte Trinité.

Esprit de communion,

Permets-nous de vibrer devant les mystères du Royaume, de l’Eglise et de la communauté.

Ton énergie de relation engendre la présence du Fils par la volonté du Père.

Qu’à l’exemple de Notre-Dame, nous sachions « faire exister » le Fils aux yeux du monde.

Oui, la communion créatrice nous dit quelque chose de la très Sainte Trinité.

Abbé Christian TRICOT, votre curé

 

Fête de la Sainte-Trinité : Prière d’action de grâce

 

- Dans les jeux des trois couleurs du peintre,Trinite2

flammes de rouge, de jaune et de bleu,

force de lumière en un concert de teintes.

Vous nous révélez le mystère de Dieu …

Aussi, nous vous contemplons très Sainte Trinité !

 

- Par les ailes du musicien, de l’artiste, du compositeur,

palette de notes, de rythmes et des clés,

Arc en ciel d’harmonie, en un dialogue de chœurs.

Vous nous confiez le secret de votre bonheur

Aussi, nous vous louons, O très Sainte Trinité !

 

- Par l’icône des parents qui donnent la vie,

source de don, de partage et d’accueil,

énergie de la famille qui aime et s’oublie,

où si vit la tendresse qui éteint l’orgueil

Aussi, nous vous remercions, O très sainte Trinité !

 

- Trinité Sainte, que nous puissions prendre conscience

à quel point nous sommes aimés de vous :

Par le don du Fils en sa Croix de souffrance,

Par la divine résurrection accordée par le Père,

Par le don de l’Esprit qui est vie, amour et lumière !

abbé Christian TRICOT, votre curé

 

 

Lettre à nos communautés de

Sainte-Anne, Saint-Job, Notre-Dame du Rosaire et Fatima

haut parleur

Chère Amie,

Cher Ami,

Nous voici arrivés aux portes du déconfinement. Les célébrations eucharistiques vont reprendre à partir du lundi 8 juin.

Notre évêque Jean Kockerols nous invite à vivre ces premières célébrations dans une attitude d’humilité, port du masque, pas de chants (par mesure d’hygiène).

Néanmoins, nous pouvons rendre grâce au Seigneur. D’autant plus que la pandémie semble diminuer (voir les entrées et sorties dans les hôpitaux).

Dans l’ensemble, nos autorités, ont bien géré cette situation difficile et imprévisible. Si les portes de nos maisons commencent à s’ouvrir, n’oublions pas les personnes qui se trouvent encore confinées, sans possibilités de visites, dans nos maisons de repos. N’oublions pas de leur écrire, continuons à leur téléphoner !

M’arrêtant par hasard sur un texte d’introduction (écrit il y a un siècle) sur la vie du musicien Ludwig van Beethoven, j’ai découvert, que cet extrait pouvait, de façon étonnante, apporter éclairage sur notre situation actuelle.

Devant la souffrance des pauvres en nos sociétés l’auteur décide de réaliser une série de biographies sur les hommes illustres. Voici expliqué son projet :

«… L’air est lourd autour de nous. La vieille Europe s’engourdit dans une atmosphère pesante et viciée. Un matérialisme sans grandeur pèse sur la pensée, et entrave l’action des gouvernements et des individus. Le monde meurt d’asphyxie dans son égoïsme prudent et vil. Le monde étouffe.

Rouvrons les fenêtres. Faisons rentrer l’air libre. Respirons le souffle des héros. La vie est dure. Elle est un combat de chaque jour pour ceux qui ne se résignent pas à la médiocrité de l’âme, et un triste combat le plus souvent, sans grandeur, sans bonheur, livré dans la solitude et le silence. Oppressés par la pauvreté, par les âpres soucis domestiques, par les tâches écrasantes et stupides, où les forces se perdent inutilement, sans espoir, sans un rayon de joie, la plupart sont séparés les uns des autres, et n’ont même pas la consolation de pouvoir donner la main à leurs frères dans le malheur, qui les ignorent, et qu’ils ignorent. Ils ne doivent compter que sur eux-mêmes ; et il y a des moments où les plus forts fléchissent sous leur peine. Ils appellent un secours, un ami.

C’est pour leur venir en aide, que j’entreprends de grouper autour d’eux les Amis héroïques, les grandes âmes qui souffrirent pour le bien. Ces Vies des Hommes illustres ne s’adressent pas à l’orgueil des ambitieux ; elles sont dédiées aux malheureux. Et qui ne l’est, au fond ? À ceux qui souffrent, offrons le baume de la souffrance sacrée. Nous ne sommes pas seuls dans le combat. La nuit du monde est éclairée de lumières divines. Même aujourd’hui, près de nous, nous venons de voir briller deux des plus pures flammes, la flamme de la Justice et celle de la Liberté : le colonel Picquart, et le peuple des Boers. S’ils n’ont pas réussi à brûler les ténèbres épaisses, ils nous ont montré la route, dans un éclair. Marchons-y à leur suite, à la suite de tous ceux qui luttèrent comme eux, isolés, disséminés dans tous les pays et dans tous les siècles. Supprimons les barrières du temps. Ressuscitons le peuple des héros.

Je n’appelle pas héros ceux qui ont triomphé par la pensée ou par la force. J’appelle héros, seuls ceux qui furent grands par le cœur. Comme l’a dit un des plus grands d’entre eux, celui dont nous racontons ici même la vie (Beethoven) : « Je ne reconnais pas d’autre signe de supériorité que la bonté. » Où le caractère n’est pas grand, il n’y a pas de grand homme, il n’y a même pas de grand artiste, ni de grand homme d’action ; il n’y a que des idoles creuses pour la vile multitude : le temps les détruit ensemble. Peu nous importe le succès. Il s’agit d’être grand, et non de le paraître.

La vie de ceux dont nous essayons de faire ici l’histoire, presque toujours fut un long martyr. Soit qu’un tragique destin ait voulu forger leur âme sur l’enclume de la douleur physique et morale, de la misère et de la maladie ; soit que leur vie ait été ravagée, et leur cœur déchiré par la vue des souffrances et des hontes sans nom dont leurs frères étaient torturés, ils ont mangé le pain quotidien de l’épreuve ; et s’ils furent grands par l’énergie, c’est qu’ils le furent aussi par le malheur. Qu’ils ne se plaignent donc pas trop, ceux qui sont malheureux : les meilleurs de l’humanité sont avec eux.

Nourrissons-nous de leur vaillance ; et, si nous sommes trop faibles, reposons un instant notre tête sur leurs genoux. Ils nous consoleront. Il ruisselle de ces âmes sacrées un torrent de force sereine et de bonté puissante. Sans même qu’il soit besoin d’interroger leurs œuvres, et d’écouter leur voix, nous lirons dans leurs yeux, dans l’histoire de leur vie, que jamais la vie n’est plus grande, plus féconde, - et plus heureuse - que dans la peine… »

Janvier 1900 ROMAIN ROLLAND, La vie de Beethoven. « Vie des hommes illustres », Librairie Hachette, Paris 1910 (4e édition).

 

Et de son côté, dans sa dernière homélie, du dimanche de la Pentecôte, le Père Jean Djosir nous disait ceci :

« L’Esprit que Jésus donne à ses fidèles, est un Esprit de force, nous dira Saint Luc dans la première lecture. Une force inouïe comparable à la force du printemps qui fait revivre ce qui parait desséché ou mort. L’Esprit que Jésus donne est tout ce qui nous permet de renouveler et de faire revivre les relations mortes que nous entretenons avec les uns et les autres, mais aussi avec Dieu Lui-même. »

Dans les jours qui vont suivre, nous serons grands, non par nos succès et notre forte volonté, mais dans la capacité de laisser transfigurer nos souffrances, par la force de l’Esprit d’amour, répandue en nos cœurs, par le Christ ressuscité !

Abbé Christian TRICOT, votre curé

 

Logo partage bibliqueUn partage de l’écriture

Tous les samedis vers 18h, vous trouverez sur le site de notre UP un enseignement audio, inspiré par le livre de l’Apocalypse selon St Jean.

Prochain sujet traité : « Le dévoilement du sens de l’histoire » proposition de synthèse ! »

 

« La vie est un mystère qu’il faut vivre, et non un problème à résoudre » (Gandhi)

La vie est moins composée de problèmes à résoudre que de mystères à respecter. Nous aimons nous fixer des objectifs, des buts à atteindre, alors que la vie est d'abord un élan vers quelque chose que l'on ne connaît pas. Et c'est pourquoi notre destinée s'inscrit dans une convergence de mystères : mystère des événements, des rencontres, des concours de circonstances, des retournements de situations, toutes choses qui ne dépendent nullement de notre volonté.

Rainer Maria Rilke, dans ses fameuses « Lettres à un jeune poète », donnait ce conseil admirable :

« Efforcez-vous d'aimer vos questions elles-mêmes, chacune comme une pièce qui vous serait fermée, comme un livre écrit dans une langue étrangère. Ne cherchez pas pour le moment, des réponses qui ne peuvent vous être apportées. Ne vivez pour l'instant que vos questions. Peut-être, simplement en les vivant, finirez-vous par entrer insensiblement, un jour, dans les réponses ».

C.T.

 

Nos joies et nos peines

Ils ont rejoint la maison du Père

  • Marie-Louise RAMPELBERG, 68 ans, d’Alsemberg. Les funérailles ont été célébrées le 29 mai à St-Job.
  • Paul DE PRAET, 93 ans, rue François Folie, 2. Les funérailles ont été célébrées le 4 juin à St-Job.
  • Jeanne RENAUX, veuve de E. BOCKSTAEL, rue Egide Van Oppem, 28. Les funérailles ont été célébrées le 5 juin à St-Job.