6ème Dimanche de Pâques Année A

« Témoigner de la Foi, de l’Espérance qui nous habite avec douceur et respect »

Chers Bien-aimés du Christ,

Aujourd’hui comme quelques fois dans le passé, le témoignage de la foi en Jésus-Christ n’a pas toujours été chose très facile. Beaucoup de chrétiens ont été, et le sont encore aujourd’hui même, confrontés à des railleries, des oppositions, du mépris, des déconsidérations, des exclusions, des incrédulités quand ce n’est pas à des hostilités latentes et parfois même des adversités très violentes.

Pierre dans la deuxième lecture s’adresse indiscutablement à une communauté chrétienne qui fait l’expérience désagréable d’une telle adversité. C’est cette même situation d’adversité qui forcera Philippe à quitter Jérusalem pour la Samarie où son témoignage trouvera bon accueil comme nous le rapportera la première lecture.

Pour témoigner de la grâce de Dieu, pour témoigner de son Amour Miséricordieux, pour annoncer sa Bonne Nouvelle du salut, il nous faut ajouter au message de fond, la manière et la forme qui doit aller avec : douceur et respect nous dira Saint Pierre, douceur et respect même pour ceux et celles qui se mettent en position d’adversaires face à nous.

Vu l’animosité de longue date entre les Juifs et les Samaritains, il aurait sans doute fallu quelqu’un avec plus de respect et plein de douceur pour être accepté et écouté comme cela a été avec Philippe. Très naturellement, la douceur et le respect sont capables de créer un climat d’écoute et d’entente, bref un climat de confiance. Ce n’est pas une surprise d’entendre Jésus-Christ, déclarer «  Heureux ceux et celles qui sont doux, ce sont les artisans de Paix, ce sont eux les fils et filles de Dieu, ce sont eux qui recevront la terre en héritage. » (cf. Matthieu 5 : 5).

La douceur et le respect sont la marque de l’amour dont nous parle Jésus-Christ dans l’évangile. Et si, en tant que chrétiens, disciples de Jésus-Christ, nous témoignons partout de son amour avec une parole de douceur et de respect, nous ne faisons que dire les choses avec la manière qui libère. La peur, les fausses croyances paralysent beaucoup de personnes parmi nous, et les textes bibliques que l’Église nous propose aujourd’hui nous disent qu’on peut libérer ces personnes si nous restons et demeurons fidèles au commandement d’amour du Seigneur.

Pour cette mission, Jésus lui-même nous demande de compter sur son Esprit qui est en nous, l’esprit de sagesse, d’intelligence et de conseil ; l’esprit de connaissance, de fraternité et de force ; l’esprit d’émerveillement. De quoi avons-nous encore besoin pour rendre compte très efficacement de la flamme d’Espérance qui habite en nous, même devant nos contradicteurs ?

Témoigner de l’amour en Dieu, de la foi en Jésus-Christ, c’est savoir remettre debout la sœur ou le frère qui se laisse aller, c’est savoir remettre debout le frère ou la sœur dont les cailloux des sentiers ont blessé les pieds, et sur le dos qui le fardeau pèse.

Garder le commandement de Jésus-Christ, c’est témoigner de son amour sans peur, mais douceur et respect, c’est se laisser animer par Lui, en comptant inlassablement sur son souffle imprévisible, le Vent qui fait revivre, la Voix qui rassemble les gens, l’affirmation nouvelle : C’EST L’ESPRIT DE DIEU, C’EST L’ESPRIT QUE JÉSUS NOUS PROMET ET SUR QUI NOUS DEVONS COMPTER.

Jean-Djosir UP - Alliance