4ème Dimanche de Pâques A

« Jésus, Berger de toute l’humanité guérit ceux qui sont malades »

Chers bien aimés du Christ,

Les textes bibliques de ce dimanche nous disent énormément de choses sur la figure du berger, le bon berger. Et Jésus-Christ sans aucun détour se présente comme ce berger qui entre dans la bergerie par la porte, et les brebis reconnaissent sa voix. Et il fait cette déclaration devant ceux-là qui sont aussi considérés comme bergers du troupeau du Seigneur : les Pharisiens. Le ton de la déclaration de Jésus laisse entendre qu’il reproche quelque chose à ces autres bergers.

Pour mieux comprendre et cerner le fond de la déclaration de Jésus, il nous faut d’abord comprendre l’incident qui précède cette déclaration que nous retrouvons décrite dans le chapitre 9 du même évangile de Jean. Jésus venait de guérir un aveugle de naissance un jour de sabbat. Cet aveugle guéri avait été expulsé de la synagogue par les Pharisiens. Avaient-ils compris assez le sens du « Jour de Sabbat/jour du Seigneur ? ». Le Jour du Seigneur, c’est le jour de la libération, quelle qu’elle soit, de chacun de ses enfants.

Si Jésus se présente dans l’Évangile d’aujourd’hui comme étant à la fois la porte de la bergerie et le berger lui-même, c’est pour donner l’exemple de ce que le berger/le pasteur devrait être auprès d’une communauté de croyants. La porte que Jésus veut incarner, c’est cette porte que lui-même ouvre et qui débouche sur le chemin du Royaume de Dieu. Cette ouverture est la base de la connaissance et de la confiance. Il est question de relation, de relation d’intimité, de confiance réciproque, d’amour et de liberté. La porte qui s’ouvre pour aller et venir, entrer et sortir ; jamais elle n’enferme définitivement.

Le Salut dont nous parle Pierre dans la première et deuxième lecture, c’est cette voix de libération et cette voie de liberté, qui poussent les gens à demander « Frères, que devons-nous faire pour y arriver ». Apparemment, les bergers-pharisiens faisaient tout l’inverse. C’est l’Évangéliste Matthieu qui va nous éclairer en nous rapportant de manière très explicite ce que le Berger-Jésus reproche aux bergers-pharisiens comme suit : « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le royaume des Cieux devant les hommes ; vous-mêmes, en effet, n’y entrez pas, et vous ne laissez pas entrer ceux qui veulent entrer ! Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous purifiez l’extérieur de la coupe et de l’assiette, mais l’intérieur est rempli de cupidité et d’intempérance ! » cf. Matthieu 23 :13 & 25

Pour être vrai disciple de Jésus-Christ, pour être berger d’une communauté de croyants, il faut passer par la porte appelée porte « Jésus », sinon on est un voleur. C’est Lui le modèle comme nous dit Saint Pierre et, « Il nous a laissé ce modèle afin que nous suivions ses traces ». cf 1Pierre 2 : 21. Jésus veut que tous les humains aient la vie et qu’ils l’aient en abondance, et la seule manière de contribuer à cette noble entreprise c’est d’être prêt à libérer, à délier les nœuds petits et grands qui peuvent retenir captifs nos frères et sœurs. Et même s’il doit nous arriver un jour de traverser le ravin de la mort, n’ayons pas peur car il est avec nous, son bâton de bon berger suffit pour nous guider et nous rassurera.

Jean-Djosir – UP Alliance